Noémie Saillenfest
« Adventice »

Le parcours de Noémie Saillenfest relie son expérience en élevage à un retour progressif vers les plantes.
Après plusieurs années dans le monde agricole, elle a pris le temps de réorienter son chemin : la formation à l’ARH-IFH a accompagné cette transition et nourri son intérêt pour le végétal, elle y a trouvé des repères et une direction, notamment autour de la gemmothérapie et de l’animation.
Aujourd’hui, elle développe son activité pas à pas, en lien avec son territoire ; son témoignage retrace ce cheminement, entre expérience, réflexion et nouveaux élans.
Promenade matinale à Chalencon.

Bonjour Noémie, dans quelle région vivez-vous ?

Je viens de la région Centre où j’ai d’ailleurs fait mes études, mais je vis aujourd’hui en Seine-et-Marne.

Quel a été votre parcours avant d’intégrer la formation ARH-IFH ?

J’ai suivi un cursus général jusqu’au bac. Après, j’ai fait un BTSA Productions Animales. C’était vraiment un rêve de petite fille : depuis mes dix ans, j’avais décidé que je serais agricultrice. Au début, je voulais avoir des vaches. Puis, pendant mon BTS, j’ai fait un stage avec des chèvres, qui m’a vraiment émerveillée. J’ai donc travaillé ensuite comme agente de remplacement dans des fermes caprines.
Après, j’ai fait un certificat de spécialisation en transformation fromagère. J’ai aussi suivi une formation de technicienne de maintenance dans le machinisme agricole.
Et ensuite, je me suis installée, de 2017 à 2020, en contrat CAPE (Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise) au sein de la couveuse d’activités agricoles : Les Champs des possibles, et j’étais vraiment exploitante agricole dans le cadre de cette couveuse, même si je préfère le terme « paysan » qui pour moi a beaucoup plus de sens !

Venez-vous d’une famille d’agriculteurs ?

Pas du tout. Mon grand-père aurait aimé avoir une petite ferme. Il a eu quelques animaux, il était Pied-Noir. Mais il n’a jamais pu avoir une ferme en tant que telle. Alors, est-ce que j’ai ça un peu de lui ? Je ne sais pas, mais ça me plaît d’imaginer que oui.

L'aspérule, petite merveille en devenir.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans la formation ARH ? Quel a été le déclic vers l’herboristerie ?

Il y a eu plusieurs petits indices. Quand j’ai fait mon BTS déjà, on avait des cours d’agronomie, et j’étais émerveillée. C’est là que j’ai découvert, par exemple, que le lamier pourpre avait une tige carrée, et ça m’a vraiment marquée ! J’aimais beaucoup ces cours-là. Ensuite, quand j’étais installée en contrat CAPE, j’ai fait plusieurs formations avec la Chambre d’agriculture, notamment en phytothérapie animale, en géobiologie, en aromathérapie animale, etc. Ces savoirs m’émerveillaient, me passionnaient ! Je trouvais ça génial d’aller chercher du saule, par exemple, pour en donner à une chèvre qui avait de la fièvre, ce genre de choses.

Et puis j’ai dû arrêter cette expérience avec les chèvres, pour deux raisons principales : la première, c’est que je me suis rendu compte que je les aimais énormément, mais que je ne pouvais pas toutes les garder. Financièrement, ce n’était pas possible quand elles ne produisaient plus… Et leur faire porter ma survie économique, ça m’était vraiment trop difficile.

J’ai croisé sur mon chemin plusieurs personnes qui parlaient de l’ARH-IFH […] Je suis assez sensible aux « signes de la vie », comme je les appelle, et je me suis dit que c’était là qu’il fallait que j’aille.

Donc j’ai décidé d’arrêter, ça a été un choix très difficile qui m’a beaucoup coûté. J’ai ensuite travaillé comme vendeuse dans un magasin bio pour me rétablir un peu, parce que j’ai vécu des moments difficiles. Et puis, cette pause a été bénéfique car au bout d’un certain temps j’ai vraiment eu le sentiment que la nature m’avait rappelé à elle !
J’ai retrouvé de l’intérêt pour les plantes, je me suis remise à m’arrêter, à essayer de les identifier. J’ai eu envie d’en apprendre plus. Petit à petit, je me questionnais, mais je ne savais pas trop vers quoi aller.
J’ai croisé sur mon chemin plusieurs personnes qui parlaient de l’ARH-IFH, (J’étais notamment allée à une Fête des Simples), j’ai lu aussi des articles sur l’ARH-IFH. Je suis assez sensible aux « signes de la vie », comme je les appelle, et je me suis dit que c’était là qu’il fallait que j’aille. C’est comme ça que j’ai frappé à la porte de l’ARH-IFH.

Jeune chêne deviendra grand / Oh, la belle épine !… L’aubépine dévoile ses charmes

Avez-vous recherché des informations sur d’autres formations ? Pourquoi avoir choisi l’ARH-IFH ? Sur quels critères ?

J’ai quand même cherché des infos sur ce qu’il existait. C’était un peu difficile au début parce que c’est un domaine en vogue et qu’il y a beaucoup de personnes qui s’improvisent formateurs. Il y avait aussi le coût à prendre en compte. Même si j’avais ces signes qui me semblaient assez clairs, à l’époque, ça ne l’était pas autant pour moi.
Mais effectivement, j’ai regardé plusieurs critères. J’ai un fils qui a bientôt huit ans, mais à l’époque il était plus jeune, et j’avais besoin d’une formation qui ne m’impose pas d’être loin, donc j’avais besoin du distanciel. Après, c’était important pour moi qu’il y ait aussi du regroupement. Et la formule de l’ARH-IFH, avec une semaine de regroupement une fois dans l’année, je trouvais ça très pratique et plutôt facile à organiser. C’était pendant l’été, donc mon fils pouvait être avec son papa, en vacances. J’avais ce type de critères en tête.

Le fait que ce soit sur deux ans, c’était bien aussi. Ça me permettait de travailler à côté, de développer mon projet.

Et comment les avez-vous vécues, ces deux années de formation ?

Eh bien, ce n’était pas toujours facile , cela dépendait des matières. Étant quelqu’un d’assez organisée, quand j’ai décidé quelque chose, je le garde en ligne de mire et j’avance vers cet objectif. Donc j’essayais autant que possible de me faire des plannings d’apprentissage. Je notais le nombre d’heures que je passais sur telle ou telle matière, etc.

Il y a eu des moments plus difficiles que d’autres, des moments de solitude aussi, mais un groupe WhatsApp avait été créé avec les gens de ma promotion. Donc il y avait des échanges entre nous, du soutien, pour avancer. C’était vraiment appréciable.

Et en plus de ça, j’avais noué des liens d’amitié avec certains. On n’était pas proches géographiquement, donc on n’a pas pu se voir, mais on s’est appelés plusieurs fois pour se motiver, savoir où on en était, etc. C’était plutôt chouette et motivant.

Prunellier matinal.

Qu’est-ce que cette formation vous a apporté, ou qu’est-ce qui vous a le plus marquée pendant la formation ?

Pour moi, le mot, c’est vraiment « émerveillement ». À chaque notion que j’apprenais, j’étais comme une petite fille avec des étoiles dans les yeux, à découvrir, à vouloir aller encore plus loin. Et me dire : « Oh là là, mais il y a ça aussi… » et dans toutes les matières !
J’avais fait un bac scientifique, donc la chimie, par exemple, ne m’a pas posé de difficulté, et je n’ai pas spécialement eu d’émerveillement pour la chimie ! Mais la botanique systématique, le latin, apprendre le genre de certaines plantes… Enfin, tout a été source d’émerveillement, et ça a pris une ampleur vraiment exponentielle. Pour moi, c’est ça qui a été très marquant.

De plus, cela m’a vraiment permis de définir un peu plus où je voulais aller : moi qui avais toujours eu cette certitude de vouloir avoir mes vaches à la campagne, quand j’ai commencé cette formation, j’en étais plutôt à : « Je veux faire quelque chose avec la nature, mais je ne sais pas quoi. »

J’ai beaucoup aimé le fait qu’on doive, en binôme ou en trinôme selon les cas, concevoir un atelier et le présenter au groupe dans la foulée, en une demi-journée.

Vous avez ensuite suivi des Modules de formation professionnelle que propose l’ARH-IFH aux élèves en cours ou ayant achevé leur formation.
En quoi ces modules ont influencé votre manière de transmettre les plantes aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’ils vous ont apporté ?

Le premier module, « Cuisine des plantes sauvages et animations de printemps », m’a beaucoup aidé parce que ce module a posé un cadre pour la prise de parole, pour être là, se positionner dans le groupe, être devant le groupe et parler sans crainte, en toute simplicité, avec des exercices pratiques.

J’ai beaucoup aimé le fait qu’on doive, en binôme ou en trinôme selon les cas, concevoir un atelier et le présenter au groupe dans la foulée, en une demi-journée. Cela m’a fait très peur, c’était très intimidant, mais en fait c’était génial, parce que c’étaient des conditions réelles. Et ça dédramatise énormément. J’ai trouvé ça très formateur.

Et en plus, Julien Lebœuf et Ivonig Jan, les formateurs, étaient très humains, très ouverts à la discussion, on a vraiment pu échanger. C’était très motivant pour se lancer.

Cueillette d'aubépine.

Ensuite j’ai suivi le module Savoir sensibiliser tous publics par les contes, et c’était vraiment la douce continuité du module précédent.
Je fais du violon depuis pas mal d’années, et quand je viens à Chalencon, j’apporte mon violon, parce que le matin, j’aime bien aller marcher, me poser à un endroit et jouer, mais je suis quelqu’un d’assez réservé, donc jouer devant les autres, c’est difficile.
Concernant le module « Savoir sensibiliser tous publics par les contes », Coline Promeyrat, la conteuse formatrice nous avait dit qu’on pouvait utiliser un instrument, que ça pouvait aider à créer un décor, à faire entrer les gens dans sa bulle. Et en fait, je n’ai pas eu peur d’apporter mon violon, de me lancer, d’essayer. J’étais quand même un peu tremblante, mais ça a été très simple et très spontané. Je l’ai vécu en toute simplicité.

Du coup, ce module m’a montré que j’étais capable. J’ai eu des retours qui me sont très chers et qui ont été très positifs, qui m’ont donné confiance en moi, je peux le dire. Et ça m’a montré que cet aspect-là, que je n’avais pas forcément creusé, était apprécié par ceux qui m’écoutaient et par moi qui le proposais ! C’est donc devenu quelque chose que je propose aujourd’hui : j’ai envie de pouvoir faire des animations avec mon violon pour parler des plantes.

Puis vous avez créé Adventice. Sous quel statut avez-vous décidé de lancer cette activité ?

À la fin du module Cuisine des plantes sauvages et animations de printemps, Julien nous a donné un petit fascicule dans lequel il y avait justement les différents statuts. C’est ce qui m’a permis d’y réfléchir sans être noyée dans le flot d’informations d’Internet. Du coup, j’ai pris la décision de choisir le statut de autoentrepreneuse, qui me convient très bien pour le moment.

Comment ça s’est fait, concrètement, ce passage de la fin de formation à votre activité ?

Quand j’ai créé cette autoentreprise, j’étais encore à l’ARH, parce que c’était en mars 2025. J’avais l’opportunité de faire des ateliers au mois d’avril dans le cadre de la 43e édition du Festival International de Cinéma jeune public de l’Aisne, un festival qui a lieu tous les ans. Chaque année, il y a un thème différent, et l’année dernière, c’était la nature.
Ma sœur y est déléguée artistique, et elle m’avait dit : « On a besoin d’intervenants chaque année, donc si tu veux proposer des ateliers… » J’ai sauté sur l’occasion, et c’était super ! En plus, les retours des enfants et des enseignants ont été très positifs et encourageants.

Laon : atelier autour du chêne : ses tanins, ses feuilles, ses glands… 

Une amie m’a donné accès à une parcelle qui lui appartient pour que je puisse y produire du cassis et cueillir des bourgeons de plantes sauvages. Donc beaucoup de choses se sont débloquées à partir du 1er janvier 2026.

Comment faites-vous connaître votre activité ?

Pour l’instant, je n’en suis pas encore là ! J’avance pas à pas, à mon rythme.
J’ai fait ces ateliers l’année dernière, mais en même temps, c’était la période de révision pour les examens à l’ARH-IFH, qui avaient lieu début juin. En même temps, je déménageais…
Et puis fin d’année scolaire, il y a toujours plein de spectacles, de choses à gérer. Ensuite, il y a eu les examens en juin qui se sont très bien passés (même si j’avais beaucoup de craintes). Après, il y a eu les deux mois d’été, avec un peu de relâchement, le fait de pouvoir être en famille sans révisions, sans travail à rendre. Puis il y a eu « La Ronce dans tous ses états », une manifestation fin août, organisée à Chalencon par l’ARH-IFH, pour laquelle j’avais préparé aussi des petits contes…
Quand la rentrée de septembre est arrivée, j’ai été un peu paralysée pendant plusieurs mois : j’avais cette volonté de démarrer en gemmothérapie, mais j’étais bloquée, notamment parce que j’habite en Seine-et-Marne, et que c’est quand même un des départements les plus pollués de France. Donc je me demandais comment trouver des zones de cueillette, quelles démarches faire… Ça a été vraiment difficile. Et puis, je ne me sentais pas légitime, pas capable. J’étais bloquée.

Et je ne saurais pas dire pourquoi, mais le 31 décembre, il y a eu comme un poids qui s’est enlevé, et là j’ai réussi à faire toutes les démarches. Comme j’avais travaillé à l’automne chez un maraîcher bio en Seine-et-Marne, je lui ai demandé si je pouvais cueillir sur ses parcelles, puisqu’il avait des zones de forêt, etc. et il m’a dit oui ! À côté de ça, une amie m’a donné accès à une parcelle qui lui appartient pour que je puisse y produire du cassis et cueillir des bourgeons de plantes sauvages. Donc beaucoup de choses se sont débloquées à partir du 1er janvier 2026.
Et c’est ça qui a mené à la ma situation actuelle : je me suis inscrite à l’Agence Bio, j’aurai mon premier audit dans une quinzaine de jours. Et je fais de la cueillette… ici sur mon territoire. J’oriente d’ailleurs les choses dans cette direction-là, « le local », parce que, dans mon idée, c’est quelque chose qui a du sens (ne pas faire faire des kilomètres aux matières premières, entre autres !), et ce sera aussi un argument de vente. Mis à part l’alcool, que j’achète dans une distillerie artisanale située dans le Vaucluse (84), sinon tout est seine-et-marnais.

« La Ronce dans tous ses états » : manifestation à Chalencon, 30 et 31 août 2025 – Photos ©Marion Bornaz

On peut parler un petit peu de votre production même si vous en êtes au tout début ?

Oui bien sûr ! Il y a de la cueillette, de la transformation… Pour obtenir le label bio, j’ai engagé une démarche de certification, notamment pour la production de cassis. En revanche, je ne produis pas de fruits ni, pour l’instant, de plantes sèches. Mon travail se concentre uniquement sur la gemmothérapie, c’est-à-dire les bourgeons et les jeunes pousses.
Le principe, c’est donc la cueillette. Ensuite, on les met à macérer. Et après, je produirai des petits flacons de trente millilitres. Pour l’instant, je ne les ai pas encore, puisque je suis en pleine période de cueillette, mais le but serait de les vendre soit dans des magasins bio, soit auprès de naturopathes, ou de personnes qui souhaitent se complémenter autrement.

Pouvez -vous donner des exemples de plantes que vous travaillez ?

La première que j’ai cueillie cette année, c’est la ronce. Mais sinon : l’aubépine, le prunellier, le charme, le pommier, le cornouiller sanguin, le sureau noir… Voilà, la liste est longue…

Qu’est-ce qui vous a intéressée dans la gemmothérapie ? Parce que vous aviez fait une formation aussi ?

Oui, j’ai fait une formation par le biais du Syndicat des Simples, en mars de l’année dernière. C’était vraiment une période très chargée. Cette formation a été absolument géniale et je remercie très chaleureusement la ferme Melilotus et ses adorables paysans-herboristes, pour leur accueil et leur passion transmise.

Je connaissais déjà un peu la gemmothérapie. On l’avait vue pendant la formation, bien sûr, mais je m’y étais déjà intéressée avant de faire la formation ARH-IFH, justement quand je cherchais vers quoi m’orienter. Et, à titre personnel, j’avais essayé.

J’ai souvent des problèmes de circulation du sang, et j’ai vécu quelque temps dans un camping « nature » avec des logements insolites en bordure de Marne. Juste au-dessus de mon bungalow, il y avait un marronnier. Donc j’ai fait de la gemmo de marronnier pour moi. Et l’efficacité a été telle que, encore une fois, j’avais été absolument subjuguée.

La formation à l’ARH-IFH a ravivé tout ça, et je me suis dit : mais oui, c’est merveilleux, ça fonctionne du tonnerre. Et je trouve que le principe même de la gemmothérapie a énormément de sens. J’ai eu envie de concrétiser ça !

"À pas menus dans la forêt, je suis venue me promener..."

Comment vous vous projetez dans les prochaines années ?

Mon expérience en tant qu’exploitante agricole avec les chèvres n’a pas été simple à vivre. Du coup, je n’ai pas envie de me précipiter ni de faire plein de choses tout de suite. Mon principe, aujourd’hui, c’est d’y aller à mon rythme et de ne pas me mettre de pression.

Dans un premier temps, j’ai vraiment envie de développer la gemmothérapie. Quitte même à me faire un petit atelier chez moi, pour être dans de bonnes conditions de transformation.
Mais aussi développer les animations, en contactant par exemple des écoles, des centres aérés, mais peut-être aussi des maisons de retraite, des structures pour personnes en situation de handicap… Voilà, j’aimerais continuer aussi dans ce sens-là.

Et puis, plus tard, développer sûrement d’autres choses avec les plantes, soit par le biais d’ateliers, soit peut-être en travaillant un peu la plante sèche. Pas forcément en faisant des tisanes, parce que c’est quelque chose qu’on voit beaucoup. Moi, je n’ai pas un palais très développé, donc je ne me sens pas capable de faire des mélanges très équilibrés. Mais peut-être proposer des plantes seules, pour des besoins vraiment spécifiques. Et puis me former aux alcoolatures, avoir quelques ruches… J’ai plein d’envies pour avancer main dans la main avec la nature.

Je me laisse aller à mon rythme, et les champs des possibles s’ouvrent à mesure que j’avance. Du coup, je suis assez confiante par rapport à ça.

En pleine cueillette.

… la formation nous apprend tellement de choses sur les plantes, et c’est tellement merveilleux, que si on s’y intéresse, même sans vocation professionnelle, cela nous apporte énormément.

Et quand vous parlez des animations, c’est toujours par le biais du conte ou pas forcément ?

J’ai beaucoup aimé cette approche, donc pourquoi pas. Là, par exemple, dimanche 26 avril 2026 se tiendra en Normandie le festival PAM ! (Fête des plantes aromatiques et médicinales du Perche), j’y vais pour représenter l’ARH, mais aussi pour faire des ateliers. Je vais proposer des contes à travers les plantes. C’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur, et j’aimerais vraiment continuer dans cette voie.

Et que diriez-vous à quelqu’un qui hésiterait à rejoindre la formation ARH-IFH ?

La première chose, ce serait de se questionner sur la place de la plante dans sa vie, sur ce qu’elle représente pour lui. Et en fait, ça lui donnera déjà une réponse sur le fait de suivre ou non la formation.

Parce que pour moi, la formation nous apprend tellement de choses sur les plantes, et c’est tellement merveilleux, que si on s’y intéresse, même sans vocation professionnelle, cela nous apporte énormément. En plus, le cadre de Chalencon est merveilleux, le restaurant « Châtaignes et Champignons » est formidable (avec notamment l’incontournable Stéphane !) ! enfin, il y a tout un environnement autour de la formation elle-même qui est vraiment fabuleux. Les rencontres que l’on fait par le biais de cette formation et les liens qui se tissent par la suite sont aussi, pour moi, une raison de plus pour rejoindre cette formation.

Est-ce que vous voulez rajouter quelque chose ?

J’aimerais juste dire que j’ai proposé ma candidature au Conseil d’Administration de l’ARH cette année : je ne me sens pas forcément légitime (dans le sens où je suis toute fraîche avec mon certificat de 2025 !), mais je trouvais ça important : si je peux apporter une petite pierre à l’édifice, alors j’ai envie de le faire. Justement parce que cette formation m’a beaucoup apporté. Il y a de très belles valeurs humaines. Et je me dis que si je peux aider, de quelque manière que ce soit, j’ai envie de participer à tout ça.

Merci beaucoup Noémie.

Noémie Saillenfest
Animations – Gemmothérapie

Envie d’aller plus loin après la formation ?

Les modules de spécialisation professionnelle proposés par l’IFH permettent d’approfondir vos compétences et de donner une dimension concrète et personnelle à votre pratique. Ils s’adressent aux élèves en cours de formation ou aux anciens élèves.

Comme Noémie, qui a notamment suivi les modules « Savoir sensibiliser tous publics par les contes » et « Cuisine des plantes sauvages et Animations de printemps », vous pouvez explorer différentes façons de transmettre votre lien aux plantes.

Le module « Cuisine des plantes sauvages et Animations de printemps » s’adresse à celles et ceux qui souhaitent partager leurs connaissances à travers des ateliers, stages ou balades. Il vous aide à structurer vos idées, à comprendre le cadre de ce type d’intervention et à construire des propositions cohérentes. Grâce à des outils concrets, des conseils pratiques et des mises en situation, vous développez une véritable capacité à créer des temps d’éveil et de découverte autour de l’herboristerie, dans une dynamique vivante et pédagogique.

Le module « Savoir sensibiliser tous publics par les contes », plus immersif et sensible, vous invite à entrer dans l’univers des récits liés aux plantes et à la forêt. À travers mythes, symboliques et traditions, il propose des pistes pour choisir et porter des histoires, trouver sa voix et enrichir sa manière de transmettre, en laissant une place à l’imaginaire et à l’émotion.

D’autres modules de spécialisation professionnelle existent également, comme « Teinture végétale » (niveaux 1 et 2) ou « Créer son herboristerie », pour accompagner chaque projet selon ses envies.

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